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La vie de l’école

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Le Petit Prince, à la découverte d’autres planètes, par les CM2 B

La classe de CM2 B a étudié « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry. Au long de ce voyage, de chapitres en planètes, nous avons travaillé le dialogue, évidemment, mais les élèves ont surtout constaté que le Petit Prince découvrait les sentiments souvent contradictoires de ses interlocuteurs, qu’il était curieux de comprendre et quittait la planète riche d’un nouvel enseignement.

Alors, j’ai demandé à chacun d’imaginer un chapitre supplémentaire à ce livre ; chapitre à placer avant son arrivée sur Terre, en tenant compte des observations collectives citées précédemment : dialogue, rencontre durant laquelle le Petit Prince interrogera son hôte, qu’il quittera enrichi d’un savoir ou d’une émotion.

Les chapitres sont assez courts, mais certains élèves ont vraiment perçu l’esprit du livre, glissant même des personnages déjà rencontrés. Voici quelques textes (Tous ces écrits sont dans notre bibliothèque de classe, tous sont différents et intéressants.)

Véronique Fantasia (Institutrice de CM2)

La planète des nuages
La planète suivante était habitée par un rêveur. Sa planète était bleue avec des nuages blancs, il y avait des dégradés de bleus par-ci, par-là. Le Petit Prince arriva émerveillé par la beauté des lieux. Il aperçut un homme allongé sur une chaise longue :
« Bonjour, commença le Petit Prince. Qui es-tu ?
- Qu’il est beau le ciel, s’extasia l’homme.
- Qui es-tu ? répéta le Petit Prince.
- Et ces nuages, reprit l’homme… Oh pardon !!!
- Qui es-tu ? redemanda le garçon.
- Moi je suis… je suis… un rêveur !!
- D’accord, accepta le Petit Prince. »
Le rêveur était vêtu de bleu. Il avait des chaussures blanches. Le Petit Prince observa autour de lui : il y avait un trou dans le mur, on y voyait d’étranges planètes.
« - Tu sais, c’est beau de regarder le ciel. Moi, en regardant par ce petit trou, je m’imagine les habitants des autres planètes, commença le rêveur.
- Moi aussi j’aime regarder les couchers de soleil, lui répondit le Petit Prince.
- Il faut regarder la beauté de la nature, et ne pas la rater. Elle nous offre tellement de choses !! s’emporta le rêveur.
- C’est vrai, remarqua le Petit Prince.
- Prends cet oreiller, fait en nuages, pour te souvenir de cette planète-ci, insista le rêveur qui le lui offrit.
- Merci »
Et le Petit Prince s’en alla discrètement, avec son oreiller.

Maud B.

La planète L 910
Le petit Prince arriva sur cette planète L 910, qui était propre, où il y avait quelques fleurs ainsi qu’une petite table et de petites chaises.
« Bonjour, dit le petit Prince, Qui es-tu ?
- Bonjour, répondit la fée des dents de lait en pleurant, je suis la fée des dents.
- Pourquoi pleures- tu ? demanda le Petit Prince.
- Parce qu’aucun enfant n’habite là, donc ne perd de dents, renifla la fée, mais toi tu en as ? Peux-tu me les donner ?
- Non… Pourquoi les veux-tu ? ajouta-t-il, très étonné.
- Car je suis une fée des dents et je dois donc toutes les apporter à la reine, mais je n’en ai aucune.
- Pourquoi ne voles-tu pas pour en chercher ? dit le Petit Prince.
- Je peux voler, ah bon ? répondit la fée.
- Oui ! Je te le jure ! dit le petit Prince.
- Alors, apprends-moi à voler ! »
Le Petit Prince essaya d’apprendre à voler à la petite fée qui avait des ailes. Elle y arriva assez facilement.
« Merci, dit la fée, tout heureuse. A qui penses-tu ?
- A ma rose, elle me manque, dit le Petit Prince.
- Va la rejoindre, car sans amour la vie n’est rien, expliqua la fée.
- Je m’en vais voir le vaste monde, puis j’irai la retrouver, affirma le Petit Prince.
- Alors, adieu ! dit la petite fée, qui s’envolait déjà.
- Au revoir petite fée, sourit le Petit Prince.
Louise B

La gourmandise
J’arrivai sur la planète A14, elle était en forme de gâteaux avec des friandises partout. Il y avait une maison, je toquai à la porte, puis soudain une voix joyeuse me dit :
« - Entrez !
- Bonjour, dit le Petit Prince.
- Bonjour que fais- tu ici ? demanda la pâtissière.
- Je visite votre planète.
- Ah ça faisait longtemps que je n’avais pas vu de visiteur ! s’exclama la pâtissière.
- Vous êtes toute seule ? demanda le Petit Prince.
- Hélas, oui ! répondit-elle, toujours souriante.
- Je vois que vous faites de jolies pâtisseries.
- Oui ! Merci ! J’en fais tous les jours.
- Je peux goûter un de ces gâteaux ? demanda poliment le Petit Prince.
- Bien sûr ! répondit ravie la pâtissière. Si tu veux, je peux même t’apprendre à en faire !
- Oui ce serait très sympathique !
- Allons dans la cuisine !... Il te faut des œufs, de la farine, du sucre, du beurre, du chocolat, des noisettes. Mélange le tout. Et maintenant, au four ! ajouta-t-elle. »
En attendant que cela cuise, la pâtissière montrait au Petit Prince attentif, toutes ses spécialités.
« - Le four sonne ! cria le Petit Prince. Vite mes gâteaux !
Il en prit un encore tout chaud et le goûta sans attendre.
- Mmm !!! Délicieux ! Mais je dois repartir, dit-il. Merci de m’avoir appris à cuisiner des gâteaux.
- Attends ! dit la pâtissière, Voici 20 petits gâteaux pour ton voyage.
- Merci beaucoup ! dit le Petit Prince ».
Le Petit Prince s’en alla des biscuits plein les poches.
Sarah M.

Une rencontre gracieuse
Le Petit Prince fut surpris par la planète V190104, car elle était toute rouge avec plein de barres de danse. Le Petit Prince cria :
« - Hé ! Ho ! Il y a quelqu’un ?
Et il aperçut une merveilleuse danseuse vêtue d’un tutu rose et de deux pointes roses.
- Bonjour ! Moi c’est Émilie, dit la danseuse, avec une révérence.
- Je m’appelle le Petit Prince, précisa-t-il en s’inclinant à son tour. Dis donc, c’est bien joli chez toi !
- Oh merci, rougit Émilie. Je vois là que tu as un petit gâteau. Tu ne voudrais pas le partager, s’il te plait ? osa la danseuse.
- Oh ! non ! C’est mon gâteau ! Et comme tu l’as dit, il est petit ! répondit le Petit Prince.
- Ce n’est pas très gentil de ne pas vouloir partager. Moi dans la vie j’aime danser, bien sûr, mais aussi la générosité.
- Ça signifie quoi « la générosité » ? demanda le Petit Prince.
- Oh ! Tu ne sais pas ce que ça veut dire ? lui dit-elle en souriant.
- Non ! répondit un peu honteux le Petit Prince.
- Et bien, je vais te l’expliquer, proposa la jeune fille.
- Merci, j’adore apprendre ! s’enthousiasma le Petit Prince.
- Chut ! Et écoute : Alors la générosité c’est tout partager avec plaisir et demander aux gens s’ils ne voudraient pas partager avec toi ! Tu as compris ? lui demanda toujours avec douceur la danseuse.
- Oh oui, tiens prends tout mon gâteau ! répondit le Petit Prince ému.
- En es-tu sûr ? demanda-t-elle.
- Oui ça me servira de leçon. A présent, je serai généreux, assura la Petit Prince en tendant son gâteau. »
Violette L.

Une maîtresse bien seule
Le Petit Prince arriva sur une planète avec de nombreuses classes. Il vit une maîtresse qui faisait une leçon à des élèves invisibles. Il s’approcha :
« - Bonjour Madame ! dit-il.
- Bonjour, asseyez-vous et écoutez la leçon, dit la maîtresse fermement.
Le Petit Prince s’assit donc, écouta, mais très vite, il s’ennuya, alors, il s’endormit.
- Réveillez-vous !!!! cria la maîtresse fâchée. Bon ! Nous arrêtons la leçon. »

Le petit Prince ouvrit les yeux et se rendit compte que la planète était la plus grosse qu’il avait vue. Elle était impeccable, pas une saleté parterre ! Dans cette classe, il y avait aux murs, plein d’affiches de conjugaison, de grammaire…
- Vous êtes seule ? osa-t-il demander.
- Oui, je vis seule ici, répondit tristement la maîtresse. Mais je cherche des élèves.
- J’ai un ami, le géographe, qui rêve d’aller à l’école, dit le petit Prince.
- Alors, amenez-le ici ! Et dites-lui bien que c’est gratuit ! ajouta la maîtresse, toute heureuse. »
Le Petit Pince lui sourit et s’en alla car il s’ennuyait bien trop, sur cette planète.

Colette G

L’inventeur
Le Petit Prince arriva sur une planète.
« Bonjour. Que faites-vous avec cette horloge ?
- Je la répare, répondit l’inventeur.
- Pourquoi la réparez-vous ? demanda le Petit Prince intrigué.
- Pour connaître l’heure ! répondit l’inventeur.
- A quoi sert de connaître l’heure ? s’étonna le Petit Prince.
- L’heure sert à savoir le temps, répondit l’inventeur. Par exemple, s’il est 9 heures c’est le matin.
- C’est donc pour ça que vous la réparez cette horloge, confirma le Petit Prince. Mais pourquoi les robots ne le font-ils pas ? demanda le Petit Prince.
- Le problème, c’est que je n’ai pas assez construit de robots, répondit l’inventeur désespéré.
- Mais vous n’avez qu’à en construire d’autres, proposa le Petit Prince.
- Impossible ! Quand vais-je réparer tout ça, si j’en construis d’autres ? ajouta l’inventeur tout en travaillant.
- Les robots que vous avez déjà réparés travailleront pendant que vous construisez d’autres robots pour vous aider, expliqua le Petit Prince.
- Astucieux ! jeune visiteur ! Je vais essayer. Merci Petit Prince j’espère que tu reviendras bientôt. »

Jean C.


Une rencontre déplaisante

Le Petit Prince se rendit sur la planète M544. Cette planète était très petite, mais avait de magnifiques paysages. Dessus il y rencontra un artiste vêtu d’une chemise, d’un pantalon marron et d’un béret sur la tête. Il s’étonna et dit bonjour à l’artiste :
« Bonjour qui êtes-vous donc ?
- Je suis un artiste, se vanta-t-il. Bonjour.
- Que faites-vous, demanda le Petit Prince.
- Je peins le paysage. Sais-tu dessiner ? lui demanda-t-il.
- Oui, mais les grandes personnes m’y ont découragé, soupira-t-il… »
Le Petit Prince se dit alors que cette grande personne pourrait comprendre le dessin du boa et l’éléphant s’il était artiste. Alors, il osa ajouter :
« En fait, je sais dessiner, mais je ne sais pas si je dessine bien.
- Fais-moi un dessin pour voir, rit l’artiste. »
Dans le sable, le Petit Prince dessina un boa qui avait mangé un éléphant et attendit la réaction du peintre :
« - Bof, mes dessins sont bien mieux. Pourquoi as-tu dessiné un chapeau ? demanda l’artiste qui avait déjà repris son pinceau.
- Non ! cria le Petit Prince. C’est un boa qui a mangé un éléphant !
- Peut-être mais c’est moche, rit le peintre médiocre. Tu ne sais pas dessiner ! »
Le Petit Prince sentit les larmes lui monter aux yeux et se dit :
« Les grandes personnes sont vraiment toutes pareilles… »
Maud P.


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Charles Péguy
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