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La vie de l’école

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Le journal d’un chat assassin

Une journée avec le chat Tuffy, par les élèves de CM2 B

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Nous avons lu (ou relu pour quelques uns) le livre d’Anne Fine « Journal d’un chat assassin ».

Tuffy, à l’humour tout britannique nous raconte sa vie de chat. Sur une semaine, il nous explique son point de vue sur les bêtises toutes relatives qu’il commet. Néanmoins, nous avons constaté qu’il se taisait sur sa journée du dimanche, alors en essayant de respecter le ton et le style de l’auteur, chaque élève a imaginé « le dimanche de Tuffy ».

Voici quelques textes à découvrir. Nous espérons déclencher quelques sourires et surtout l’envie de lire ce livre et les autres aventures de Tuffy qui, ayant connu un grand succès autorise son auteur à publier d’autres malentendus entre les chats et les humains !
Vous trouverez nos autres textes, à la bibliothèque de l’école primaire.

Véronique F.

DIMANCHE (1)

Le dimanche, jour du seigneur, la famille d’Ellie part à la messe et laisse Tuffy à la maison.

Je suis intrigué, depuis toujours par la cave. Je n’y suis encore jamais allé et je me demande s’il y a des milliards de souris ? Des croquettes à volonté ? Des tueurs de chats ? D’horribles maîtresses et maîtres ?... Mais moi qui ai peur de rien, j’y vais.

À 11h00, le retour des parents. Le père entre et je fais pipi sur ses chaussures ! Je m’essuie avec les cheveux de la mère d’Ellie. C’est drôle, je vois tout double !

A 20h30, les invités arrivent pour boire un apéritif. Je remplace les pistaches que je mange, par mes croquettes. Pour eux, je mets de l’eau et pour moi et de la grenadine.

A 21h00, l’heure du dîner. Mon père va à la cave et il voit les bouteilles de rhum, de cognac et de vin vides. Il y a des bouchons qui ont fait des trous dans le mur et la bouteille de Champagne prévu pour le dîner est à moitié ouverte. Le père d’Ellie s’apprête à la prendre quand un BOUM retentit. Le père d’Ellie remonte avec le crâne ouvert.

- Je pense qu’il n’est pas aussi doué que moi, Tuffy, pour ouvrir les bouteilles de Champagne !

- Satané chat ! Il a bu et laissé les bouteilles traînées, alors j’ai trébuché ! Demain, je l’emmène à l’armée ! Elle le dressera, ce sale chat ! crie le père d’Ellie.

- Gloups !!!

Lucien B.

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DIMANCHE (2)

Ce dimanche-là, mes chers maîtres étaient partis manger chez la grand-mère adorée d’Ellie. Imaginez ma joie : une journée de liberté. J’allais pouvoir m’allonger sur les bégonias et jouer à trouer les anémones sans entendre :
« Voyons Tuffy, tu abîmes mes fleurs ! » ou encore « Ce chat est un incapable, il passe son temps à dormir sur les bégonias ! »
Les humains je vous jure ! Enfin, je disais donc j’allais être tranquille.
Malheureusement, j’avais mal compris ! Ils avaient seulement décidé de déjeuner chez mamie adorée (qui fait des poulets rôtis à s’en lécher les moustaches, parole de chat).

Donc ils seraient de retour à 15 h 30. J’ai quand même le temps de m’amuser avec les copains et de courir après les rats. Tiger a appelé ce jeu « le chat et la souris ».

Quelques heures après m’être empiffré dans les poubelles du restau d’en face, je dois rentrer chez moi. Il faut que mes maîtres me trouvent endormi : d’abord parce que j’ai besoin de mes 18 heures de sommeil (minimum) et ensuite parce que je ne veux pas nuire à ma réputation de paresseux fainéant (c’est le papounet chéri d’Ellie qui le dit). Je m’endors donc en ronronnant.

Quelques longues heures après (les chats ne savent pas compter, n’est-ce pas ?) donc quelques longues heures après, je suis réveillé en sursaut par un long cri d’effroi ! Sachant que soi-disant à cause de moi, on entend au moins un milliard de cris comme ça par jour, ça ne m’a pas vraiment alarmé, jusqu’au moment où j’ai entendu mon nom hurlé sur un ton à vous glacer le sang. Là, je me suis un tout petit peu inquiété. Je me suis levé, lentement, étiré, j’ai baillé et je suis allé voir à pas de velours, ce qui se passait.

Bon d’accord, j’avoue je n’aurais peut-être pas du jouer au chat et à la souris dans la maison. C’est vrai, le salon est dans un sale état : le vase est en mille morceaux, la lampe renversée, la photo d’Ellie avec ses parents à la plage est tombée et la vitre qui la protégeait est toute fissurée, un carreau est cassé.
Bon d’accord, et alors ce n’est pas une raison pour me réveiller en sursaut. J’avoue, ces derniers temps j’ai trop mangé, j’ai un peu grossi, ce n’est pas bien. Mais c’est normal du coup qu’en passant derrière le vase je l’ai frôlé pour laisser passer mes fesses et il est tombé. Que voulez-vous que je vous dise ?
La lampe, c’est Tigger et le carreau c’est Belle.
Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est que Pusskins est sorti en miaulant de la machine à laver pour me faire peur ! Pusskins est un énorme farceur. L’ennui c’est que cette blague n’a pas semblé beaucoup plaire aux parents d’Ellie : Comment vous dire que la mère d’Ellie est à moitié tombée dans les pommes et que le père d’Ellie a poursuivi Pusskins dans toute la rue avec une casserole à la main et en hurlant à mort.

Vraiment, il y a des gens qui n’aiment pas les animaux. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi ils en ont un chez eux ? Quel gâchis !

Iris J.

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DIMANCHE (3)

Aujourd’hui, toute la famille part au zoo. Je peux enfin être tranquille, maintenant qu’ils ont enlevé le clou de la chatière. Ça ne veut pas dire que je vais sortir et tuer un animal. Non, je vais faire une sieste bien au chaud dans mon panier.

Ellie et ses parents me réveillent en rentrant et la mère d’Ellie se met à hurler. J’ouvre les yeux et me met à rire.
Le père d’Ellie me prend par la peau du cou, me secoue violemment et me jette sur le canapé.
- Sale bête ! Tu as tout détruit ! Pourquoi il y a des plumes partout ?
- Oh Tuffy !
Et Ellie se met à pleurer. Ce n’est pas vrai ! Elle pleure tout le temps ! La mère d’Ellie la réconforte. Le père d’Ellie continue à crier :
- Où as-tu caché l’oiseau ? Je vais le trouver et tu vas le payer cher !
Il se retourne et à ses pieds trouve un gros chien qui grogne. Je l’aime bien mon ami Henri, même s’il détruit tout sur son passage !
- Tout doux le chien, tout doux, marmonne le père.
J’accours devant lui et fais signe au père de partir. Tout à coup, Henri devient méchant et m’attaque, j’esquive et lui plante mes griffes dans son poil. Toute la famille m’encourage et je le griffe si fort qu’il saute par la fenêtre ouverte de la cuisine. Alors, ils m’acclament tous !
La fin de l’après-midi est géniale, la mère me lave, me pomponne, même le père me brosse. Et surtout, Ellie me couvre de bisous.

Lucile C.

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DIMANCHE (4)

La famille d’Ellie décide d’aller visiter une déchèterie.
- Rien de plus intéressant assure le père d’Ellie. Et puis, ça nous changera de notre chat, grince-il entre en me foudroyant du regard.
Ensuite, ils partent.

Je m’allonge dans mon panier en me posant deux questions : Pourquoi les parents d’Ellie ne me traitent-ils pas comme un héros ? Pourquoi ils sont toujours contre moi, pour je ne sais quelle raison ?
Quand, soudain, j’ai une idée ! Une idée si lumineuse, que j’ai du mal à croire que c’est moi, Tuffy, qui l’ai eue ! Cette fois, le père d’Ellie sera content...

La famille d’Ellie rentre. En ouvrant la porte, elle reste bouche bée. Toute la maison est en désordre : il y a un carreau cassé, la machine à laver déborde, l’escalier était couvert de poussière… Mais pourtant, ils me retrouvent dans mon panier, en train de dormir.
- C’est encore un tour de ce chat, hurle le père d’Ellie fou de rage.
Puis, il essaie de me marcher sur la queue.
- Non ! crie Ellie. Mais trop tard, il m’écrase ma petite queue.
- Miaouuu !!! D’accord, je n’ai pas le droit de mordre, mais je le mords si peu… Et puis, il pourrait éviter de me marcher sur la queue. C’est surtout Ellie qui n’était pas contente :
- Tu ne sais même pas si il est coupable, papa ! s’écrie-t-elle.
- Je crois que je devrais re-condamner la chatière ! lui dit-il. Quoique... Il est capable de remonter par la cheminée... il dit ça, avec l’ironie que je n’aime pas. L’idée que je croyais lumineuse, c’était de faire le ménage...
- Je sais ! crie le père d’Ellie qui me fait sursauter, Je vais le priver de croquettes !

C’est alors qu’on entend un bruit venant de la chambre d’Ellie.
- Un Fantôme ! s’écrie Ellie, morte de peur.
Et brusquement, la porte que j’avais consciencieusement fermée, s’ouvre. Un énorme bouledogue bondit. Il nous poursuit, puis s’échappe par la fenêtre qui est ouverte. En deux secondes, Ellie comprend tout :
- J’ai compris dit-elle folle de joie : C’est ce bouledogue qui a tout cassé et tout mis en désordre ! Ce n’est pas mon Tuffy ! C’est lui-même qui l’a enfermé !

Et moi que dois-je faire ? Et bien, attendre mes croquettes !

Gabriel B.

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DIMANCHE (5)

Je déteste les samedis, mais les dimanches, je les adore ! Car tous les dimanches, Ellie et sa famille sortent. Je ne sais pas toujours où, mais là, je l’ai su dès le mardi : Justine par-ci , Justine par-là, le cadeau de Justine… Je n’avais jamais vu Ellie jacassée autant !
Je peux vous dire que cette semaine n’a pas été de tout repos ! Mais maintenant, je suis tout seul. Je vais enfin pouvoir me venger des moineaux que j’ai rencontrés la semaine dernière, nommés : Twydel et Day les deux compères moineaux qui ont rendu fous plus d’un chat.
Comment je les ai rencontrés ? C’est une autre histoire. Je vais me venger en… dormant, ils m’ont épuisé ces deux moineaux allemands ! Ecoutez-les :
- Day pouvez-vous me passer le sel ?
- Bien sûr Twydel, je suis à votre service.

Donc reprenons le fil de l’histoire, je dormais tranquillement lorsque j’entends de drôles de bruits. C’était normal : Twydel et Day mettaient le frigo sens dessus dessous ! Les briques de lait, les concombres, la salade, le gigot d’agneau, volent dans la cuisine. Furieux, je pars à leur poursuite.
Oh ! misère ! Je le les conduis au salon, catastrophe !
C est le jeu des dominos, ça commence : la lampe que le père d’Ellie adorait tellement, et pour cause, elle appartenait à son arrière grand- père !
C’est le tour du vase en porcelaine, puis la bibliothèque et le malheur du malheur : le poste de travail de « Monsieur le père d’Ellie » !
Enfin je les retrouve, et d’un seul mouvement, je les avale.
On devrait ériger en mon honneur, une statue avec écrit dessus « Tuffy, sauveur de notre ville, nous a délivré des deux moineaux, Twydel et Day. »
Super ! Je pourrais me pavaner et tout ce qui va avec… Mais non pas du tout !

J’entends les pas de la famille qui rentre. Ceux qui résonnent le plus, sont ceux du père d’Ellie, les plus feutrés sont ceux de la mère d’Ellie et ceux presque imperceptibles, ceux d ’Ellie.
Quand le père d’Ellie ouvre la porte (qui donne sur le salon) J’ai tout de suite su que j’étais mort. Donc, il ouvre la porte et reste baba devant ce spectacle, puis il devient vert, puis violacé, puis il devient rouge mais alors rouge de chez rouge et il commence à hurler et à vociférer.
La mère d’Ellie, elle, pousse des cris perçants :
- La bibliothèque, la bibliothèque, non, la bibliothèque…
Ellie, elle, pleure à chaudes larmes :
- Tuffy qu’as-tu fait ? (hoquet)…
Bref, tout le monde est bouleversé. Je ne vois vraiment pas pourquoi le père d’Ellie m’enferme : j’avais juste cassé son ordinateur !
La mère d’Ellie et celle-ci n’arrêtaient pas de pleurer. Non mais, je les ai délivrés de Tydel et Day !

Je me suis éclipsé, pour prendre l’air. Je retire ce que j’ai dit : les dimanches ne sont pas calmes ; Oh non ! pas du tout, loin de là !

Mélodie C.

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DIMANCHE (6)

Dimanche, mes maîtres sont partis au restaurant. Je me suis retrouvé seul dans la maison et Ellie m’a dit de ne pas faire de bêtises.
Je suis resté immobile devant cette statue qui me faisait peur. Elle me disait que je devais jouer avec elle. Je le voyais dans ses yeux. Je me suis reposé et j’ai fait un rêve.
Quand je me suis réveillé, j’ai vu mes maîtres qui avaient l’air mécontents et ils discutaient entre eux :
- Ce chat ne peut pas rester seul sans faire de bêtises ! dit le père.
- Cette fois-ci il ne ramène pas d’oiseau ni de rat mort mais ravage la maison, dit la mère.
- Ho ! Tuffy arrête de faire des bêtises, s’exclame Ellie.

J’ai regardé autour de moi et j’ai vu la statue cassée. Je vous jure sur la statue que je n’ai rien fait. Je me suis juste reposé et j’ai juste dormi sur la statue. Je me fiche de cette statue, d’ailleurs, elle me faisait peur et elle était moche.
Mes maîtres font un scandale. J’oublie de vous dire que je bouge beaucoup dans mon sommeil. Mon maître et ma maîtresse ont choisi une punition mais je ne l’ai pas entendue.

Là, ils veulent me mettre dans une cage ! Moi je ne voulais pas, mais dedans il y avait une cuisse de poulet. Je me méfie un peu et je décide d’y aller. Je n’ai fait qu’un pas et la cage s’est refermée. Me voilà piégé.

Ils m’emmènent dans le jardin, m’ont posé contre un buisson bien caché, rempli d’épines et d’autres choses qui font mal puis ils ont ouvert la porte : Je me suis fais très mal ! Ce n’est pas de ma faute, je n’ai pas volontairement cassé la statue terrifiante. J’ai bougé dans mon sommeil ! Je suis furieux contre mes maîtres, c’est injuste !

Je décide de me venger. Je vais réfléchir à un plan comme dans les films d’espions ! Mais bon, pour l’instant, je ne suis qu’un chat et j’ai besoin de dormir.

Agathe G.

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DIMANCHE (7)

Le matin vient de se lever, Ellie ne veut pas sortir du lit et ses parents se préparent pour le baptême. Évidemment, ils ne sont pas très sûrs de laisser Tuffy tout seul. Alors, ils appellent une dame qui adore les chats.

- Allô, dit la mère d’Ellie.
- Vous voulez que je garde votre chat ? Bien-sûr, s’écrie-t-elle !
- Venez à 10h00, demande la mère.

Enfin la dame arrive et Ellie et ses parents partent.
- Alors Tuffy, tu veux jouer ? Mon rognonon ? Oh ! Que tu es mignon ! dit-elle. Attends une minute. Ne bouge surtout pas.
- Moi, ne pas bouger ? Pour qui elle se prend ! Elle m’agace ! Et après tout je suis un chat moi, allez va pour la guerre !
A l’attaque !!! Aaaaaahhhh !!!
- Au secours !! hurle la dame.
- Ah ! Tu vas regretter d’avoir dit oui à la mère d’Ellie.
- Aïe ! dit la dame.

- Allez rentrons, il commence à se faire tard, dit le père.
- Tu as raison, s’exclame la mère.
- Oh que se passe-t-il ?! s’exclame le père. On dirait la troisième guerre mondiale dans cette maison ! Qu’est-ce que c’est que ça… du sang ?
- Où ça ? s’inquiète la mère, Ah oui ! Je le vois ! je crois que je vais tomber dans les pommes.
- Tuffy ? dit Ellie
- Tuffy ? dit la mère
- Où es-tu ? dit le père
- Ça va Madame ?
- Moi, non ! Ne comptez plus sur moi pour garder votre chat ! C’est un asile de fous ici !
- Oh ! Tuffy ! Qu’as-tu fait ? pleurniche Ellie.
- Je vais clouter la chatière, ronchonne le père.
- Mais je n’ai fait que mon travail, moi ! Je l’ai juste un peu griffée. Je ne vois pas ce qu’il y a de si grave.
Pourquoi Ellie me fait-elle un câlin ?
- Je t’aime moi aussi, mon Tuffy, mais il faut que tu arrêtes de faire des bêtises !

Théophile A.

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DIMANCHE (8)

Je me retrouve seul dans la maison car les parents d’Ellie sont partis voir un spectacle de cirque.

Quand je vois rentrer monsieur-rabat-joie avec un nez rouge et des ballons j’éclate de rire, lui pas du tout. Je le regarde droit dans les yeux pour lui montrer que je n’ai pas peur.
Tout d’un coup il tourne la tête et devient tout rouge, de colère, il hurle :
- Mon tableau ! mon beau tableau !
Pourtant, je le trouve plus joli maintenant. Quel mauvais goût, ces humains !
Il se tourne, je cours me cacher.
D’accord donnez-moi une fessée, j’ai fait une minuscule, toute petite bêtise, c’est quand même ma maison et puis ma touche est de l’art !
Ellie est toujours en train de pleurnicher et son père me cherche.

En leur absence, je m’ennuyais, je suis allé dormir sur le canapé ensoleillé, quand j’ai vu le tableau. Là, j’ai eu une fabuleuse idée : je me suis dit que j’allais peindre un nouveau tableau signé par Tuffy.
Le problème était que je ne savais pas quoi peindre sur cette croûte horrible. Ah ! Ça enfin, c’était évident, je devais ME peindre ! Je suis tellement beau et intelligent et raffiné et… bon passons.

Personnellement, je trouve cette œuvre très jolie et ça me représente bien. Sur les murs, on me verra bien.
Ellie a découvert ma cachette, elle me prend dans ses bras.
- Oh !Tuffy pourquoi as-tu fait ça ?
Ça va, on ne va pas en faire tout un fromage !
Son père arrive je cours à nouveau, me cacher.
- Il est où ce chat de malheur ? Je vais lui apprendre moi ce que c’est que de peindre les murs, jure le père.
- AU SECOURS ! Appelez la SPA !

Sasha G.

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DIMANCHE (9)

Mais oui, mais oui ! Coupez-moi les griffes ! C’est extrêmement grave !
Bon… Et bien voilà, je vais vous expliquer ce qui s’est passé. Ellie et ses parents partent au mariage de leur chère tante Emilie, cette vieille fille qui ne cesse de se marier puis de divorcer…
Depuis le matin, c’est le raffut total : les portes claquent, et les allées et venues de la mère d’Ellie me donnent la migraine.
- Où est le sèche-cheveux ? s’énerve-t-elle. C’est toi qui l’as, Ellie ?
- Non, mais j’ai vu papa l’utiliser il y a dix minutes…
- Georges ! hurle la mère d’Ellie, ça fait une heure que je cherche le sèche-cheveux ! Est-ce que c’est toi qui l’as ?
Bref ! Toutes les habitudes que je déteste.

Cela n’a pas été mieux lorsqu’ils sont rentrés et ont découvert le plat en faïence du Maroc qui gisait par terre…le père d’Ellie ressemble à un taureau prêt à la charge.

- Satané quadrupède à moustaches ! hurle-t-il. Sauve-toi avant que je t’étrangle !

Mais Ellie lui barre le chemin.

- Réfléchis papa, le plat n’était pas à la hauteur de Tuffy, explique-t-elle. Tuffy n’a pas pu le faire tomber !
- Les chats sautent, réplique son père.
Résultat pour moi : plus de biscuit dans le tiroir où est rangée la nourriture pour chat.
C’est à ce moment-là que la voisine toque à la porte.
- Entrez ! crie le père d’Ellie, toujours énervé.
Une dame petite et assez rondelette fait irruption dans la pièce.
- Bonjour !dit-elle d’une voix joyeuse. J’ai voulu vous informer que j’ai retrouvé votre chat dans mon jardin, il y a environ une heure… Quel adorable petit minou ! Il est resté avec moi, lorsque j’ai entendu un bruit sourd provenant de votre villa et j’ai vu un chat de gouttière en sortir par la fenêtre… Votre chat l’a poursuivi, mais en vain. Avez-vous un objet de cassé ?
- Non non, répond le père d’Ellie en la reconduisant gentiment sur le pallier.

Une fois la voisine partie, il se retourne et demande froidement :
- Pourquoi ce chat est-il allé chez la voisine ? Ne cessera-t-il donc jamais d’embêter les aimables personnes ? rugit-il.
- Mais ce n’est pas lui qui a cassé le plat ! pleurniche Ellie.
- C’est bon, j’ai compris ! dit le père d’Ellie.
Moi aussi, j’ai compris. Je n’ai plus qu’à aller m’allonger sur le divan en regardant ma famille partir au supermarché pour aller acheter des produits ménagers ainsi que, (évidemment) des biscuits pour chats !
Alix P.

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Charles Péguy
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